-
p.277
La chirurgie de l'épilepsie
Quatre articles pour faire le point sur la question :
- IRM : l'imagerie de la première intention
- Imagerie fonctionnelle TEP et SPECT : la mise en évidence des foyers épileptogènes
- Evaluation pré-chirurgicale : imagerie de source électrique et magnéto-encéphalographie
- L'imagerie fonctionnelle du langage et de la mémoire
-
p.278
Chirurgie de l’épilepsie en 2011
Longtemps considérée comme une option thérapeutique ultime, le traitement neurochirurgical des épilepsies partielles pharmacorésistantes (EPPR) s’est considérablement démocratisé ces vingt dernières années et permet, dans ce groupe de patients réfractaires, d’obtenir un arrêt complet des crises dans près des 2/3 des cas.
La chirurgie de l’épilepsie s’est banalisée et tant mieux. Après le temps des découvreurs et des pionniers, puis celui des chapelles et des gourous, cédant parfois à la tentation de l’ésotérisme, est venu celui, pacifié et rationnel, de la validation et de l’approche scientifique.
-
p.281
1. L’exploration des épilepsies en IRM
L’IRM est la méthode d’imagerie à réaliser en première intention pour identifier les lésions anatomiques responsables d’épilepsies. La détection des lésions épileptogènes a été significativement améliorée par les progrès techniques, et l’examen permet aujourd’hui de détecter des anomalies qui passaient inaperçues il y a quelques années.
-
p.288
2. Imagerie fonctionnelle TEP et SPECT des foyers épileptogènes
L’intérêt de la tomographie par émission de positons et de la tomographie d’émission monophotonique est, en plus de la localisation du foyer épileptogène, l’évaluation fonctionnelle des cortex à opérer et donc à prévenir le risque de déficits neurologiques ou neuropsychologiques induits par l’intervention.
-
p.294
3. Imagerie de source électrique et électromagnétique
L’imagerie de source électrique a un intérêt dans l’évaluation pré-chirurgicale des épilepsies pharmacorésistantes, pour lesquelles une exploration SEEG est nécessaire. Elle permet de guider la stratégie d’implantation et, combinée à l’analyse électroclinique des crises enregistrées, elle permet d’affiner la définition des hypothèses concernant la localisation de la zone épileptogène. La MEG est une technique récente et sa place exacte au sein du bilan préchirurgical est encore en cours d’étude.
-
p.300
4. L’imagerie fonctionnelle des langages et des mémoires
L’IRM fonctionnelle représente aujourd’hui un outil d’imagerie attractif, notamment de par son innocuité. Dans le domaine du langage, elle permet non seulement de latéraliser les aires du langage, mais elle permet également de les localiser, représentant en cela une information supplémentaire par rapport au test de Wada. Concernant la mémoire, les études réalisées dans ce domaine ont démontré l’utilité et la valeur prédictive potentielle de cet examen, même si cela reste à confirmer dans d’autres études.